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Publié le 18 Mars 2013

2) (Suite Sri Aurobindo). Du contestataire au sage.

Ce qui énerve surtout notre trentenaire Aurobindo, c’est que toutes ces politiques et ces différents partis, ces pensées, ces sciences d’une part divisent car elles ont toutes un fragment d’une certaine vérité mais se prennent toutes pour la Vérité et d’autre part elles empêchent surtout le mouvement . Et ça, ça, il faut bien le reconnaître, ça l’exaspère. Surtout, si on se remet dans le contexte de l’époque. L’Inde est sous protectorat  anglais ou dit plus justement, colonisée par les anglais. Si on peut dire, ça rajoute une couche supplémentaire au sentiment d'inégalité, d'injustice qu'il ressent. Et même, si il a trouvé lors de son séjour britannique que les anglais, anglaises, professeurs et autres étudiants sont sympas, il les trouve tout de même vachement plus sympathique chez eux. Jusque là rien de nouveau. Les colons anglais, ce n’est pas sa tasse de thé! (jeu de mots= 2 roupies).  A partir de là, le blouson noir ou le sari noir (pour les puristes), qui sommeille en lui se réveille et l'idée de l'indépendance de l'Inde, bien avant Gandhi, germe dans son esprit. Il redevient alors plus indien que les autres indiens;  revisite l'histoire de son pays, les sagesses traditionnelles, s'imprègne et pratique le yoga, (il sera initié par un maître yogi durant trois jours, ce qui lui donnera le pouvoir de stopper le flux de ces pensées) . En résumé,  il replonge profondément dans ses racines culturelles mais pas du versant universel,  plus versant local, type "supporter" et là il se dit:" ça suffit! J'en peux plus. Ils (les anglais) sont entrain de bousiller "nout kultur"," nout péi", "nout patrimoin" si ça continue, les anglais vont nous imposer qu'une seule religion,  qu'une seule langue; quant aux gens du pays, ils vont finir par  oublier  que Siddhartha Guatama, dit le bouddha, a bien trouvé l’illumination sous un arbre bien de chez nous ou que le jeu des échecs a été inventé par nous autres." Il envisage même le pire en imaginant que les colonisateurs brittish seront capables de rebaptiser le Taj Mahal en Big Ben, le Gange en Tamise, que Dipavali deviendra halloween, qu'ils supprimeront les klaxons et que même, et là, il va encore plus loin que, lorsque les indiens causeront anglais, ils auront exactement la même prononciation et accent que les britaniques. Bref, l'horreur. Alors pour impulser du mouvement dans sa vie, il choisit celui du mouvement contestataire. Bon, on le sent venir, il ne va pas se faire  que des copains. Il  réussira même, en quelques temps, à se construire une mauvaise réputation. Jusque là finalement, rien de nouveau. 

Rédigé par martial

Publié dans #tradition, #culture, #contestation

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