Auroville, l’aventure du sacré au sein de la Galaxie…
Publié le 18 Mars 2013
b) La forme d’Auroville
Deuxième détail et pas des moindre, celui de la conception d’Auroville. Elle repose en grande partie sur le travail de l’architecte français, Roger Anger, qui était au passage le mari de la petite fille de la Mère. (Ne soyons pas malséant en disant que là aussi, c’est encore piston et compagnie). Passons et arrêtons d’attirer toujours des énergies négatives qui au final ne nous apportent rien, mise à part de la haine, de l’amertume et autres poisons du genre ! Il n'empêche que ses réalisations relèvent du grand art en général (reconnus par ses pairs et plusieurs distinctions pour son travail en France), voire du génie pour Auroville.
Pour représenter le chemin vers lequel l’homme doit passer pour atteindre l’unité humaine et la nouvelle espèce (Finalité d’Auroville), Roger Anger a dessiné Auroville comme une Galaxie avec un grand G.
Pour notre enquête cellulaire, tentons alors de comprendre pourquoi prendre comme référence une Galaxie pour représenter cette cité idéale voulue par la Mère ou la pensée de Sri Aurobindo? D’ailleurs, en posant cette question, nous venons nous-même, nous poser un problème. Elle mérite donc qu’on s’y attarde une petite seconde. Parce que le projet d’Auroville ne peut faire sens, à notre avis, que s’il repose et se vit à travers le projet d’Aurobindo. Donc remplaçons le « ou » définitivement par le « et » et réunissons les deux projets ensembles. Ainsi, nous levons d'emblée l'ambiguïté qui serait la suivante: soit construire une nouvelle ville sans véritablement un fil conducteur ou passer sa vie à l'Ashram d'Aurobindo (qui existe à Pondichery) qui consisterait à se centrer exclusivement sur le yoga intégral. On comprend alors un peu plus le projet ambitieux d'Auroville qui est en même temps de construire une ville avec ce que ça entraîne comme participation collective, création de services et autres besoins dont l'Homme a besoin et vivre une vie divine sur Terre. L’architecte doit pouvoir par conséquent traduire à la fois les moyens (projet de la Mère) et les buts (projet de Sri Aurobindo).
Ainsi, en nous intéressant à la Galaxie et sa symbolique, nous devrions peut-être retrouver le but et le chemin à suivre pour les personnes désireuses de vivre l’aventure. Étudions alors cela, de plus près.
Premier point, la Galaxie doit représenter à la fois l’union du divin et de la matière. Si on part du postulat qu’Auroville représente la cité divine, elle devrait par conséquent à travers ses actions individuelles et collectives, le faire émerger et descendre dans la matière ou inversement c’est à dire faire émerger de la matière, le divin. Si c’est de la Lapalissade de dire que la Galaxie est constituée de matière et par la-même Auroville (travail des pionniers que nous verrons plus tard), il faut aussi « prouver » que l’on y trouve aussi le divin. Si nous suivons Aurobindo, le Divin est tout et se manifeste en tout. On peut avancer qu’il se trouve même dans la Galaxie et donc dans sa forme. Comme les formes géométriques reposent aussi sur des proportions, elles se doivent elles-aussi d’incarner le Divin. Ainsi, si on trouvait dans la forme géométrique de la Galaxie et donc dans ses proportions, au moins une des qualités du Divin, on pourrait alors dire que le choix de la Galaxie n’est pas anodin. Sur l’image représentée plus haut, nous pouvons observer que la Galaxie forme une spirale (ce qui n’est pas le cas de toutes les galaxies). Pour ce qui s’intéresse aux mathématiques dites « sacrées », la spirale contient le célèbre nombre d’Or, appelé aussi la divine proportion. Ce nombre, représentatif des lois de l’harmonie, est le symbole de la création, la perfection et la beauté. Je ne serai pas devin si je postulais que ces qualités représentent aussi des qualités du Divin. Nous savons que de nombreux endroits sacrés à travers le monde (Taj Mahal, Pyramides en Egypte, La Cathédrale Notre-Dame à Paris etc.) ou d’autres œuvres picturales, sculpturales ou musicales reposent sur ce nombre sacré. Nous savons aussi, non pas par l’intermédiaire du mental, mais par d’autres sens, que lorsque nous rentrons dans ces lieux ou que nous voyons ces tableaux ou écoutons ces musiques, nous ressentons au plus profond de nous même, un état de bien être pour certains, des émotions positives pour d’autres ou tout simplement le sentiment de la beauté. Ainsi si la Galaxie, par sa forme et ses proportions, est une manifestation du divin, Auroville, de part la réalisation de son plan, l’incarne ou l'incarnera par conséquent.
