Article publié depuis Overblog

Publié le 18 Mars 2013

b) La forme (suite) 

Deuxième point, nous savons aussi que la Galaxie est constituée de milliards de particules qui sont à la fois déterminées par les contraintes physiques qui y sont exercées par le milieu mais aussi libres de créer et de s’unir à d’autres particules pour former d’autres étoiles, d’autres milieux à l’intérieur du milieu. On pourrait dire que la matière aime autant l’ordre que le désordre car ils sont tous deux nécessaires, pour fonctionner, pour créer et pour vivre. J’ouvre une grande parenthèse pour faire un lien  avec notre société.

 On sait bien pour le vivre au quotidien, comment nos sociétés (= je + nous + nos politiques+ nos économistes etc.) nous étouffent à vouloir  seulement mettre de l’ordre de partout fondé spécifiquement sur des modèles du vieux monde reposant sur des schémas égoistes, de pouvoir et de reproductions sociales. Nos  sociétés inventent alors des comités, organisations et autres artifices qui reposent sur ces schémas obsolètes, pour contrôler l’ordre qu’elle aimerait voir régner en maître. Nous avons l’impression de vivre une époque ou tout doit être ou devenir ordre. En effet, nous pensons notre temps à  traquer et exterminer à coup de lois, de normes, de règles tout ce qui représente l’aléatoire, le hasard. Nous cherchons inexorablement à tout déterminer, tout contrôler, tout régenter. En conséquence, nous expérimentons collectivement, l’asphyxie de nous-même par nous même! A force, on s’est mis à l’intérieur du bocal, pour reprendre Satprem. Et le bocal et ses parois rigides nous occasionnent de nombreuses souffrances individuelles et collectives.

Pourquoi le désordre, l'aléatoire, la probabilité nous font-ils si peur ? Cette peur pourrait-elle être liée à  l’histoire de l’univers ? Remonterait-t-elle au passage du chaos (hasard) qui régnait au tout départ dans l’univers et le moment où il a commencé à se structurer ? Si nous sommes de cet univers, si notre corps contient un peu de poussières d’étoiles, alors portons-nous toujours en nous cette peur? Bon j’arrête le délire ! Enfin, qui sait ? Fermons la parenthèse.

 

Revenons à Auroville et tentons de comprendre comment pourrait, à partir de la forme de la Galaxie, se traduire la construction des différents bâtiments nécessaires à la construction de la ville idéale. Dit autrement, comment réconcilier au niveau de la construction, l’ordre et le désordre? Nous avons vu dans le premier point que la spirale et ses dimensions représentaient le divin. Ainsi en plaçant les constructions et autres services  sur ses propres lignes de force représentées par les bras « spiralaires », nous activons en fait et de fait le divin. On pourrait appeler cette opération de « l’ordre divin » ou de la « discipline divine ». Mais attention, car si on  ne laisse pas la possibilité aux personnes de créer individuellement  leur propre construction sur ses lignes de forces, alors on coupe chacune  d’entre-elle, de leur propre rapport avec le divin. L’enjeu est donc, de faire participer individuellement et collectivement des individus (qui n’ont pas les mêmes richesses, ni le même rapport au divin mais qui ont un but commun= réaliser l'unité humaine) à la construction de leur propre habitation. Ce que l’on pourrait appeler alors du « désordre divin » ou de la "probabiilité divine".  Car on associerait la contrainte imposée de fait par le milieu et le divin mais tout en gardant la  liberté (avec ses propres moyens bien sûr et ses propres avancées spirituelles) de s’unir avec d’autres pour créer son propre milieu qui devrait être aussi une manifestation du Divin. Ces lieux devraient naturellement représenter l’harmonie, la perfection, la beauté etc. Politiquement, ça s’appelle pour reprendre la Mère, l’anarchie divine.

Voici donc les images de quelques constructions individuelles et collectives que l'on trouve à Auroville.

 

 

Communauté de New Creation

Communauté de New Creation

Communauté de Sadhana forest

Communauté de Sadhana forest

Communauté d'Auromodèle

Communauté d'Auromodèle

  Troisième point, nous savons qu’une galaxie est en perpétuel mouvement sur elle-même mais elle est également en relation avec un environnement, l’univers en l’occurrence, qui est lui-même en mouvement vu qu’il est en expansion. Ce point est important pour comprendre que les échanges de toutes sortes effectués à Auroville doivent toujours se dérouler en intra et en extra, c’est à dire dans la cité et en dehors de la cité. Dit autrement, Auroville ne peut atteindre son but que si elle crée du mouvement en elle-même et autour d’elle.  Mouvement qui se traduit à travers ses différents échanges humains, activités, constructions, services, crées à l’intérieur même de son espace mais aussi avec un extérieur, lui même en mouvement. Cet extérieur qui l’enveloppe et la développe en même temps. Ainsi, Auroville ne peut être ni un ghetto « spirituel » ni promouvoir une nouvelle religion comme le pressentait Sri Aurobindo. Elle ne peut être qu'un laboratoire humain travaillant avec et pour  l'humanité.

Quatrième point, la Galaxie est constituée dans son ensemble de matière visible et invisible dit « sombre » (source Wikipédia). Pour Auroville, le symbole de la Galaxie nous interpelle sur le fait qu’il ne suffit pas de voir, d’expérimenter ou de rechercher seulement ce qui a été ou est seulement visible mais aussi ce qui reste invisible (trous noirs de la Galaxie, par exemple) et qui agit pourtant. Ce qui impose de fait, de rechercher la lumière autant que l’ombre, autant les qualités que les imperfections, autant les créations que les conformismes, autant les pensées nouvelles que les vieilles habitudes, autant le passé que le présent, autant la vie que la mort, bref, voir autrement en s’occupant à la fois du duel et du complémentaire, du particulier et de l’ensemble, pour aller in fine tous ensemble vers le futur, vers la nouvelle espèce. Le jeu de la transformation peut alors commencer. Les règles sont « simples » et sont tirées d’une vision que l’on retrouve en psychologie du travail et plus précisément en clinique de l’activité. Je me permets et même si il faut toujours se méfier de mélanger les genres, d’utiliser cette théorie dans le cadre qui nous intéresse. La méthodologie est la suivante: à partir du visible et de son interrogation individuelle et collective, s’apercevoir premièrement qu’on ne voit pas tout ou qu’on avait pas tout vu et que chacun possède un tout petit bout d’une certaine vérité. Deuxièmement, à  partir de ce constat, s’occuper de ce qu’on ne voit pas ou de ce qu’on ne voyait plus de manière l’interroger, le questionner, le disputer collectivement. Ainsi, on crée du développement individuel et collectif qui nous permet au final de comprendre, sentir, expérimenter que  l’invisible est bien plus grand que le visible et qu’il mérite aussi que l’on s’y intéresse. Le but, pour rappel, est la transformation de ses manières de faire,  de dire,  de se dire et donc de soi, et du collectif ;  la finalité, pour rappel, est la  réalisation de l’unité humaine.

Dernier point, Roger Anger prend comme exemple une galaxie et non toutes les galaxies. Ainsi Auroville ne représente que cette Auroville. Il existe certainement déjà et depuis longtemps des êtres ou des groupes d’individus  disséminés un peu partout sur notre planète (et qui sait peut être, sur d’autres galaxies éloignées de la voie lactée) qui sont rentrés aussi dans le processus de l’évolution, dans leur propre Auroville, pourrait-on dire. Paradoxalement, il résulte de cette époque d’étranglement, un développement d’idées, de projets géniaux par des êtres et groupes que l’on pourrait qualifier « d’ordinaire ». Ces personnes, comme vous et moi, ont fait le choix de ne pas subir en créant des voies alternatives,  des voies à la fois singulières car locales et universelles car elles reposent sur un esprit de partage (internet aidant). Chacun de ses êtres ou groupes tentent par ses propres initiatives de faire émerger, même si ce n’est pas toujours leurs buts initiaux, des êtres plus divins. Des êtres qui veulent tout simplement se rapprocher de ce qu’ils ont de plus vrais au fond d’eux.  Ces individus ne recherchent pas à devenir des surhommes mais veulent simplement vivre plus fraternellement, plus harmonieusement et plus simplement. Tout ça pour dire, que nous portons tous la responsabilité de l’émergence de l’évolution. Parce que, nous sommes tous des devenirs d’Être,  c’est à dire des êtres dans lesquels une petite étincelle de lumière divine est dans l’attente de se développer et se propager.  « Auroville est le moyen d’accélérer ce processus » comme on l’attend souvent de la part des auroviliens. Cette étincelle, notre âme, notre être psychique devrait être aussi représenté dans la Galaxie et donc dans Auroville. Au sein de la Galaxie, ce feu (agni) divin que nous portons en nous, pourrait-être représenté géographiquement et matériellement par le bulbe galactique de la galaxie, c’est à dire sa partie centrale située dans le disque et entourant le noyau galactique. Cette partie nous est-il dit, est aussi la plus lumineuse de la Galaxie (source Wikipédia). Par voie de conséquence,  Roger Anger a du aussi représenté ce que la nature lui imposée. Il a eu alors,  avec la force et  l’approbation de Mère, l’intuition et l’intention géniale de créer le Matrimandir qui représente, selon nous, ce bulbe galactique qui est l’âme d’Auroville.

Troisième point, nous savons qu’une galaxie est en perpétuel mouvement sur elle-même mais elle est également en relation avec un environnement, l’univers en l’occurrence, qui est lui-même en mouvement vu qu’il est en expansion. Ce point est important pour comprendre que les échanges de toutes sortes effectués à Auroville doivent toujours se dérouler en intra et en extra, c’est à dire dans la cité et en dehors de la cité. Dit autrement, Auroville ne peut atteindre son but que si elle crée du mouvement en elle-même et autour d’elle.  Mouvement qui se traduit à travers ses différents échanges humains, activités, constructions, services, crées à l’intérieur même de son espace mais aussi avec un extérieur, lui même en mouvement. Cet extérieur qui l’enveloppe et la développe en même temps. Ainsi, elle ne peut être ou devenir un ghetto « spirituel ».

Quatrième point, la Galaxie est constituée dans son ensemble de matière visible et invisible dit « sombre » (source Wikipédia). Pour Auroville, le symbole de la Galaxie nous interpelle sur le fait qu’il ne suffit pas de voir, d’expérimenter ou de rechercher seulement ce qui a été ou est seulement visible mais aussi ce qui reste invisible (trous noirs dans la Galxie, par exemple) et qui agit pourtant. Ce qui impose de fait, de rechercher la lumière autant que l’ombre, autant les qualités que les imperfections, autant les créations que les conformismes, autant les pensées nouvelles que les vieilles habitudes, autant le passé que le présent, autant la vie que la mort, bref, voir autrement en s’occupant à la fois du duel et du complémentaire, du particulier et de l’ensemble, pour aller in fine tous ensemble vers le futur, vers la nouvelle espèce. Le jeu de la transformation peut alors commencer. Les règles sont « simples » et sont tirées d’une vision que l’on retrouve en psychologie du travail et plus précisément en clinique de l’activité. Je me permets et même si il faut toujours se méfier de mélanger les genres, d’utiliser cette théorie dans le cadre qui nous intéresse. La méthodologie est la suivante: à partir du visible et de son interrogation individuelle et collective, s’apercevoir premièrement qu’on ne voit pas tout ou qu’on avait pas tout vu et que chacun possède un tout petit bout d’une certaine vérité. Deuxièmement, à  partir de ce constat, s’occuper de ce qu’on ne voit pas ou de ce qu’on ne voyait plus de manière l’interroger, le questionner, le disputer collectivement. Ainsi, on crée du développement individuel et collectif qui nous permet au final de comprendre, sentir, expérimenter que  l’invisible est bien plus grand que le visible et qu’il mérite aussi que l’on s’y intéresse. Le but, pour rappel, est la transformation de ses manières de faire,  de dire,  de se dire et donc de soi, et du collectif ;  la finalité, pour rappel, est la  réalisation de l’unité humaine.

Dernier point, Roger Anger prend comme exemple une galaxie et non toutes les galaxies. Ainsi Auroville ne représente que cette Auroville. Il existe certainement déjà et depuis longtemps des êtres ou des groupes d’individus  disséminés un peu partout sur notre planète (et qui sait peut être, sur d’autres galaxies éloignées de la voie lactée) qui sont rentrés aussi dans le processus de l’évolution, dans leur propre Auroville, pourrait-on dire. Paradoxalement, il résulte de cette époque d’étranglement, un développement d’idées, de projets géniaux par des êtres et groupes que l’on pourrait qualifier « d’ordinaire ». Ces personnes, comme vous et moi, ont fait le choix de ne pas subir en créant des voies alternatives,  des voies à la fois singulières car locales et universelles car elles reposent sur un esprit de partage (internet aidant). Chacun de ses êtres ou groupes tentent par ses propres initiatives de faire émerger, même si ce n’est pas toujours leurs buts initiaux, des êtres plus divins. Des êtres qui veulent tout simplement se rapprocher de ce qu’ils ont de plus vrais au fond d’eux.  Ces individus ne recherchent pas à devenir des surhommes mais veulent simplement vivre plus fraternellement, plus harmonieusement et plus simplement. Tout ça pour dire, que nous portons tous la responsabilité de l’émergence de l’évolution. Parce que, nous sommes tous des devenirs d’Être,  c’est à dire des êtres dans lesquels une petite étincelle de lumière divine est dans l’attente de se développer et se propager.  « Auroville est le moyen d’accélérer ce processus » comme on l’attend souvent de la part des auroviliens. Cette étincelle, notre âme, notre être psychique devrait être aussi représenté dans la Galaxie et donc dans Auroville. Au sein de la Galaxie, ce feu (agni) divin que nous portons en nous, pourrait-être représenté géographiquement et matériellement par le bulbe galactique de la galaxie, c’est à dire sa partie centrale située dans le disque et entourant le noyau galactique. Cette partie nous est-il dit, est aussi la plus lumineuse de la Galaxie (source Wikipédia). Par voie de conséquence,  Roger Anger a du aussi représenté ce que la nature lui imposée. Il a eu alors,  avec la force et  l’approbation de Mère, l’intuition et l’intention géniale de créer le Matrimandir qui représente ce bulbe galactique qui est l’âme d’Auroville.

Le matrimandir

Le matrimandir

Chambre intérieure du Matrimandir avec son cristal recevant la lumière du Soleil (lien auroville.org)

Chambre intérieure du Matrimandir avec son cristal recevant la lumière du Soleil (lien auroville.org)

Le matrimandir et la forme du Lotus (lien auroville.org)

Le matrimandir et la forme du Lotus (lien auroville.org)

Rédigé par Martial

Publié dans #Ordre et désordre, #construction aurovilienne, #matrimandir

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article